Affichage des articles dont le libellé est partenariat livraddict. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est partenariat livraddict. Afficher tous les articles

jeudi 27 avril 2017

La malédiction du shaman de Jean Pierre Van den Abeele

Résumé:
Il aura suffi d’un simple retard de bateau pour que, en trois jours, tout bascule. À l’ombre des grands gisements d’or des montagnes de la Sierra Macarena, l’auteur nous entraîne dans un périple surprenant et riche d’émotions. En route vers le lac sacré de Guatavita et l’aventure commence, ponctuée de fâcheuses rencontres avec les trafiquants et la corruption locale mais aussi de magnifiques surprises. L’ancienne carte géographique conservée par le Padre Pio jouera-t-elle le rôle de talisman nécessaire pour venir en aide aux paysans pauvres de ces régions ?
Randonnée dangereuse, ancienne mine d’or à redécouvrir, monastère fortifié inaccessible, une quête teintée d’absolu, de passion et parsemée d’obstacles. Un parcours où les héros vont finir, semble-t-il, par gagner. Mais attention au pouvoir du vieux shaman qui veille sur les tombes de ses ancêtres que toutes ces recherches profanent…


Pourquoi ce livre?
En fait je tiens à remercier l'auteur et l'éditeur la Compagnie littéraire pour leur confiance mais surtout leur patience car je n'ai pas vraiment respecté les règles des 30 jours pour lire et écrire la chronique de ce partenariat. Je m'excuse platement. Avec peu de temps libre pour lire j'ai du mettre 2 semaines à lire ce petit livre de 200 pages... 

Mon avis: 
Je dois avouer que j'ai mis deux semaines aussi parce que j'ai eu du mal à rentrer dedans. On nous promet un roman d'aventure et hélas je n'ai pas trouvé la bonne recette du roman d'aventure. 

Notre héros européen est en Colombie pour affaire et lors de son dernier jour à Bogotá il décide de visiter le musée de l'or, il y rencontre le conservateur fortuitement et lie connaissance et même amitié avec lui. On lui parle alors de coutumes précolombiennes au lac de Guatavita et comme son bateau part avec 3 jours de retard, il décide de se rendre sur les lieux. Et c'est de là que tout part: il est victime d'un coup monté et se retrouve en prison avec le Padre Pio qui lui parle alors d'une mine d'or et d'un monastère qui pourrait sauver la vie des habitants d'une région très pauvre. Il lui fournit alors un parchemin. Notre héros va donc trouver pour compagnon de voyage le prêtre du village, puis plus tard un narcotrafiquant en quête de rédemption(oui drôle de mélange) tout deux prêts à l'aventure et enthousiastes de cette chasse au trésor. Lors d'une fouille pour trouver la mine d'or, ils seront confrontés à un vieux shaman gardien des tombes de ces ancêtres horrifié de la profanation des lieux. 

Bon alors déjà ne pas se fier au titre, le shaman on ne le croise que deux lignes (aller soyons généreux, trois) et pour le côté malédiction, mouais on repassera. Je pense que l'auteur a voulu faire ressembler ça à la malédiction du tombeau de Toutankhamon mais ça a raté. Celle du tombeau de Toutankhamon est beaucoup plus palpitante. 
J'ai quand même réussi à m'ennuyer dans un roman d'aventure de 200 pages...
C'est plat et sans relief. 
Le fond de l'histoire est super : drogue, corruption, trésor... mais super mal mis en scène. 
L'auteur utilise un langage trop littéraire pour ce style. qui n'entraîne pas d'action. Le passé simple se marie mal à l'aventure, l'imparfait le lui aurait déjà redu plus hommage. ça plombe la lecture. Mais même certaines expressions n'ont rien à faire là, ça casse le rythme. 
Et alors le coup des "flash-back spoil" ça m'a tué! Du genre "je ne savais pas encore que je le voyais pour la dernière fois, mais nous verrons ça plus tard", et ça c'est tout le long du livre. Ou alors il va digresser sur un sujet puis terminer en disant "bon revenons à nos moutons", toi entre temps t'as perdu le fil, tu ne sais plus où tu en es, ça t'as cassé le rythme. 
Les personnages du coup vous le comprendrais ne sont qu'effleurer, à fortiori le héro. Et celui là m'a épaté, il est négociant de gros mais il va se trouver devenir archéologue et spléologue professionnel, il te sort des trucs, wouah il est trop fort! J'ai envie de dire à l'auteur, s'il voulait un Indiana Jones, hé bien il aurait fallu prendre un vrai archéologue pour que ce soit crédible. 
Bref vous l'aurez compris je n'ai pas accroché avec ce livre. Comme je disais le fond de l'histoire aurait pu être super et le titre accrocheur nous faisait même miroiter un peu de magie (alors si, il y en a un peu, qui passe comme un éclair dans les deux dernières pages ;) )mais si c'est ce que vous attendez, passez votre chemin, vous serez déçus comme je l'ai été. 
Pour moi on est très loin du roman d'aventure, et je n'ai vraiment pas accroché avec le style de l'auteur qui m'a tout gâché. Dommage, bien écrit ce livre aurait été chouette! du coup je ne lui octroie que la note de 1,5/5 (pour l'idée initiale).

mercredi 9 décembre 2015

Le facteur 119 de Lydie Blaizot

Résumé:
Scientifique de génie, le professeur Ellyard McComb découvre que ses créations ont été détournées de leur but premier pour mener tout un peuple à sa perte. Il décide donc de modifier sur ses créations le facteur 119, celui qui pourrait tout compromettre. Il prend ainsi tous les risques pour contrer les sombres desseins de Henri Havensborn, son patron sans scrupule, jusqu’à mettre sa propre existence, ainsi que celle des Intelligences artificielles qu’il a créées, en danger.

Pourquoi ce livre? 
Hé bien c'est un partenariat avec Livraddict et les éditions Voy'[el] que je tiens d'ailleurs à chaleureusement remercier. 
Je l'ai choisi parmi les autres car c'esun livre de SF et que ça faisait longtemps que je n'en n'avais pas lu. 

Mon avis:
Hé bien j'ai vraiment beaucoup aimé. ça faisait longtemps que je n'avais pas lu de SF, de bonne SF. Je ne parle pas de toutes les dystopies que l'on voit fleurir depuis quelques temps. Même si j'adore ce genre là on est sur un autre terrain. 
Nous avons donc le professeur Ellyard McComb qui est le créateur de IA totalement différentes de ce que l'on voit habituellement avant lui: elles ressemblent  parfaitement à des humains. Il n'y a que leur squelette qui est métallique. Elles sont composées de nanites qui coulent dans leur sang de synthèse, qui va les soigner etc. Des nanites  qui portent aussi 118 facteurs. 118 facteurs qui vont déterminer le caractère des IA. 
Et donc le patron d'Ellyard McCombn, Henri Havensborg, a été payé par les médroviens, un peuple à la peau bleutée, extrêmement violent mas peu développé technologiquement parlant, et particulièrement haineux envers la race humaine. Ces médroviens ont payé Havensborn pour que l'empire Loranys soit celui qui testera les 1eres IA. Ils l'ont aussi payé pour rajouter un 119e facteur qui mènera l'empire Loranys à sa perte. 
Dès que le professeur prend connaissance de ceci, il va libérer les 4 dernières IA qui ne sont pas encore terminées. Et il va leur donner comme mission d'aller dans l'empire Loranys et détruire le facteur 119 du système de leurs 6 collègues. 

Évidemment il y a quelques difficultés en cours de mission. Des affaires politiques. Mais aussi des affaires plus humaines. Car les IA vont vraiment développé un caractère bien à elles et vont avoir de véritables sentiments humains. 

J'ai aimé le monde dans lequel Lydie Blaizot nous a plongé. C'est de la SF comme je l'aime, avec un monde déjà bien établi, c'est au lecteur de s'adapter à tout ça et à récupérer les informations qui sont données naturellement au compte goutte. 
On parle notamment de la Confédération. Confédération de quoi? Bonne question. Il y a plusieurs peuples, plusieurs espèces mais on n'en sait pas plus. On ne sait même pas vraiment sur quelle planète se trouve la capitale de la Confédération. 

Pour les personnages j'ai beaucoup aimé le professeur que j'ai trouvé très paternaliste envers toutes ses créations. Il est toujours accompagné de son chien Trognon, à l'intelligence très développée ainsi que de son cyborg majordome, Karl. Son oncle Neyl, contrebandier, est très sympathique, très  fier de son neveu, il fera tout pour l'aider. 
Le duc Elwyn, qui accueille nos quatre IA est un personnage que j'aime beaucoup. 
Et puis nos quatre IA aussi, Gabrielle, le colonel au caractère bien trempé, William, le sosie d'un homme décédé et qui ne sait pas trop comment réagir avec la femme de son original, Ethan, le médecin au bon cœur et Taylor le jeune adolescent de 16, qui a des traits de caractères bien adolescent, un peu perdu et fana de biscuits. Je les aimé tous les quatre car je les ai trouvé très touchants. 

C'est un livre plein d'humour aussi. Plusieurs fois j'ai éclaté de rire, notamment avec les réparties des IA entre elles ou avec les humains.

J'avoue avoir du mal à rentrer dedans, mais sans doute est-ce du à mon état d'esprit du moment parce que c'est même pas parce que je n'accrochais pas. Et puis un moment j'ai pris mon tempo et j'ai pas arrêté. 
On est dans de l'action du début à la fin, tout s'enchaîne très vite, il n'y a pas vraiment de moment de répit. Mais tant mieux. 

Par contre je tenais à signaler quelques coquilles dans l'impression, soit des mots qui manquent, soit des inversions de prénoms (voire carrément Gabrielle qui change de sexe et devient Gabriel!). 
Mis à part ceci, cette lecture est vraiment agréable et une très bonne surprise! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais j'ai été ravie. 
Sans doute pas un coup de cœur mais pour moi une excellente lecture que je conseille aux fans du genre. 
Et je lui octroie donc un 4,5/5

Challenge comptant pour: 






Merci à :


mardi 21 juillet 2015

Bison de Patrick Grainville


Résumé:
Philadelphie, 1828. Promis à une belle carrière d'avocat et de peintre mondain, George Catlin voit une délégation d'Indiens se rendre à Washington pour négocier des traités. Il est ébloui par la superbe des cavaliers. Bientôt, le peintre renonce à ses portraits de citadins huppés, il quitte sa femme, sa ville, son confort, enfourche son cheval pour galoper le long du Missouri et du Mississippi à la rencontre de dizaines de tribus. La grande prairie est vierge. Nuls colons, nuls cow-boys. Des millions de bisons. Catlin est le premier à saisir sur le vif, armé de sa palette et de son pinceau, l'épopée des Indiens. Il réalise d'inoubliables portraits, recueille une incroyable moisson d'objets, son fameux « musée indien » qui fascinera quelques années plus tard George Sand et Baudelaire.
Bison raconte le séjour de Catlin chez les Sioux, les aventures d'un village et de ses héros singuliers. L'imagination vient volontiers à la rescousse du document pour recréer, incarner le grand rêve de cet Américain sans préjugés, de ce fou d'Indiens, luttant pour sauvegarder leurs visages magnifiques et condamnés.



Mon avis: 
J'ai reçu ce livre grâce à un partenariat avec Livraddict et les éditions points que je remercie donc chaleureusement pour cette découverte. 
Enfin un livre sur les indiens, me suis-je dis. Hélas cela n'a pas atteint mes espérances. Je ne dis pas que je n'ai pas aimé cette lecture, ce serait faux, mais je ne m'attendais pas à ça. On suit donc le peintre Georges Catlin qui ne désire qu'une chose: voir naître son musée indien. Il récolte donc des objets indiens (de toutes tribus) et peint ce peuple et ses traditions. Il ne pense qu'à ça. Car il sait que ce peuple est condamné à disparaître. Il veux donc que les autres occidentaux découvrent leur beauté comme lui-même l'a découverte. Pour ça, il parcourt l'Amérique pour rencontrer les tribus. 

L'historienne de l'art qui est en moi a aimé découvrir l’œuvre de Catlin, que finalement je connaissais un peu car effectivement quand on parle d'indiens il y a forcément un de ses tableaux qui ressort. Je farfouillais très souvent sur internet pour voir à quelle œuvre l'auteur se référait. Patrick Grainville a en fait romancé l'histoire du peintre par rapport aux œuvres qui nous sont parvenues. . L'auteur nous parle aussi des notes qu'a laissé Catlin, je suppose donc qu'il a pu y avoir accès, si elles existent toujours.
J'ai aimé aussi découvrir certaines des traditions indiennes, Sioux en l’occurrence vu que Catlin dans le livre vit dans un village sioux. Que ce soit la chasse, les cérémonies, les mœurs amoureuses...

Ce qui ma perturbée c'est le style d'écriture. On a l'impression que l'auteur fait comme le peintre, il donne des coups de pinceaux sur ses pages. ça donne un style presque décousu. des petites phrases, comme des pensées. J'ai eu beaucoup de mal à accroché. Sur les 294 pages en gros, il a fallu que je dépasse la 100e pour m'y habituer. Et encore. Je ne sais pas si c'est le style de l'auteur habituel ou s'il l'a adopté uniquement pour ce livre, comme je disais, pour rappeler des coups de pinceaux. Je n'ai rien lu d'autre de Patrick Grainville. 
Et ce qui m'a aussi décontenancée ce sont ces avancées dans le temps. L'auteur connaissant le fin mot de l'histoire, devrais-je dire de l'Histoire, fait des avancées dans le temps pour nous parler de telles répercussions plus tard d'une peinture de Catlin, de la transformation d'un paysage qui n'aura lieu que 50 ans plus tard, ou même de personnages qui découvrent et décrivent les indiens après le passage de Catlin avec leurs propres descriptions. On a un enchevêtrement de tranches historiques que je ne trouve pas nécessaire. Certes c'est intéressant pour les gens qui comme moi sont historiens, mais j'imagine que pour ceux qui ne sont pas versés là-dedans, ça doit être un vrai casse-tête et que ça doit même être ennuyeux. Même moi je me perdais parfois. 

Bref une lecture qui ne sera pas ma préférée, que je ne déteste pas pour autant. Mais je verrais si je lirais un autre livre de l'auteur, il ne m'a pas tout à fait convaincue... Je noterais donc ce livre avec un 3,80/5.

Lecture comptant pour les challenges:



Merci à: 
et à l'auteur Patrick Grainville

vendredi 5 juin 2015

Nefertiti en bikini de Claire Huynen

Résumé: 
« Des centaines de personnes se serraient frileusement autour de leur guide. [...] Des rangs entiers de bateaux de bois jouaient les autobus. Ils embarquaient leurs passagers fébriles à un rythme de marche militaire. Dans toutes les barcasses, ça comptait et ça recomptait. Les guides surveillaient leur formation en ordre serré. [...] La semonce essentielle, répétée inlassablement, était pourtant celle dont le danger la séduisait le plus : ne vous perdez pas. [...] Mais elle savait que tous les passagers avaient un billet de retour. Que le seul vrai danger était d'être en retard pour le dîner. »
Une mère offre à sa fille un voyage. Une croisière sur le Nil à bord du Cleopatra, hôtel flottant affrété par Magic'Vacances. Mais, dès l'arrivée, la mère trébuche et se trouve immobilisée par une entorse. Condamnée à rester sur le bateau, elle attend chaque jour le récit des excursions de sa fille.

Une femme et sa mère, que tout éloigne, se rencontrent à travers l'approche d'un pays qu'elles découvrent d'une manière différente. Quand la première sera entraînée dans le rythme effréné des visites, la seconde, à travers les histoires et les rencontres, prendra le temps lent du voyage. Néfertiti en bikini dresse avec humour les travers du tourisme moderne et les symptômes du phénomène de groupe qu'il génère. Il sera aussi question d'éblouissement, de résistance et de reddition.


Mon avis: 

Tout d'abord je remercie Livraddict et les éditions du cherche midi pour ce partenariat. 

J'avais choisi ce livre proposé parmi les autres pour plusieurs la raisons: la couverture déjà, très pep's et très estival donnait envie. Ensuite le résumé. Etant guide touristique et férue de voyages, cette 4e de couverture ne pouvait que m'interpeller.
On a ces deux femmes, mère et fille, qui ne savent pas communiquer et ne se connaissent pas. Cette mère qui pour son propre anniversaire n'offre plus que des cadeaux à sa fille. Et qui cette année leur a offert carrément un voyage en Égypte. Égypte que sa fille adore et adule depuis l'enfance, qui la fait rêver et voyager, cette Égypte des pharaons mystérieuse et inatteignable...Alors qu'est-ce qu'une croisière sur le Nil va lui apporter mis à part des désillusions? Car Jo aime découvrir les choses en flânant  et sans contraintes. Ce n'est pas ce qui lui ai offert. Jusqu'au bout elle espèrera quelque chose qui annulera le voyage. Mais c'est sur le pont du bateau que sa mère se fait une entorse qui la clouera dans sa cabine. Sa fille aura droit à toutes les excursions qu'elle déteste avec pour seul horizon un parapluie rouge de guide qui ne cherche que la commission. La mère elle découvrira l’Égypte par les yeux de sa fille qui transforme la réalité pour lui raconter l’Égypte qu'elle aurait voulu voir.
   On a à travers ce récit la critique du tourisme moderne de masse, celui que les gens font pour dire "j'ai fait l'Egypte" comme une case à cocher sur la grille du bingo. Alors que la découverte ne les intéressent pas. Ce côté blasé de la population qui a déjà trop vu, trop fait.
Je vous rassure en tant que guide je me suis toujours insurgée contre ce type de tourisme et je ne le pratique pas moi-même. Quand je fais des visites guidées c'est pour voir l'étincelle au fond du regard de chacun de mes visiteurs.
Mais je sais que ce tourisme déshumanisé existe et est juste horrible. Les guides et les locaux ne pensent que "tiroir-caisse" et c'est affreux. 

Ensuite il y a cette histoire entre la mère et la fille qui réapprennent à se connaître. C'est cette partie de l'histoire que je vais critiquer car je trouvé que ce n'était pas assez développé. Oui on sait que c'est ce qu'elle font mais on n'en n'a pas vraiment le récit, on ne sait pas vraiment les mots utilisés pour ce rapprochement. j'ai trouvé ça dommage car c'est une partie très importante de l'histoire qui est ici simplement mentionner. Enfin c'est mon avis. 
Le livre étant très petit, et donc vite lu, je me dis que l'auteure aurait largement pu développer la relation mère-fille. Par contre j'ai aimé le "voyage" fait par la mère, qui découvre plus la personnalité des gens. D'une nature très discrète, elle arrive à communiquer avec des mots et des actions simples. 


En tout cas j'ai passé un agréable moment de lecture (ça se lit en quelques heures) avec ce récit riche en humour cynique. Sans doute pas un coup de cœur mais une bonne lecture sympa pour ces heures ensoleillées. 
 Je lui octroierait donc un 4/5


Lecture comptant pour les challenges:

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjQZ4rbpJjv8HYdTw16t5fHd018oa5nrJtB778Y2uTh2nI98G3Nrwm49YQOYUfLyzwPrAAzDTJH9R3-Xd0GX6_yIXu6CYrpZd6v8c_FTICbxsuaqyiGr_w67J5xbeaVShY3-zjc_Sct7W4/s206/Challenge+des+100++lectures+2015.jpg

Merci à:
 
   

Et à l'auteure Claire Huynen

vendredi 1 mai 2015

Lucie Acamas et les compagnons de l'ordre vert par Guy Morant



Résumé: 

Lucie Acamas, une jeune fille de treize ans, traverse les cantons de feu de Zénia, là où les ruines recèlent des pièges meurtriers. Elle veut retrouver son père et le sauver d’une mort certaine. Héritière des pouvoirs de ses ancêtres, elle ne craint pas l’ousia, cette énergie multiforme qui commande et modifie la matière. Elle pourrait rejoindre l’abîme du Mont Sacré en une journée, si elle n’était pas prisonnière d’une bande de redoutables contrebandiers, qui entendent bien se servir d’elle pour se protéger des dangers tapis dans les vieux monuments.
Mais elle ignore encore bien des secrets qui pourraient transformer sa vie, renverser des puissants et peut-être changer le cours de l’histoire. Une question l’obsède : veut-elle vraiment entrer à l’école ousiale et devenir une gardienne, comme le souhaite son père ?



Mon avis: 

Tout d'abord je remercie Livraddict grâce à qui j'ai pu participer à ce partenariat ainsi que l'auteur pour m'avoir fait confiance et m'avoir envoyé son livre.
J'avais postulé pour ce livre car il s'agissait de fantasy, et cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de fantasy jeunesse. 
C'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans la lecture de ce roman. 
L'histoire commence avec la fin d'un cycle scolaire: les meilleurs des élèves seront envoyés à l'école ousiale, une école où l'on apprend à exploiter et manipuler cette énergie qui sous ses différentes formes sert à peu près à tout. Lucie est l'une de ces meilleurs élèves, à dire vrai la meilleure. Elle est promise à un grand destin dans sa société. Oui mais voilà, Lucie n'a pas envie de rentrer dans cette école. Lucie a 13 ans et veux rester avec ses amis à l'école normale. 
C'est son père qui veux absolument qu'elle aille dans cette école, pour rester dans la lignée de sa famille qui était une famille de gardiens jusqu'au Grand Chaos, il y a 50 ans... Grand Chaos qui a fait perdre leurs privilèges aux familles de gardiens alors considérés comme les auteurs de la catastrophe...
Et puis, une catastrophe un peu similaire mais moindre va se dérouler sous les yeux de Lucie. Son père et ses acolytes son accusés, elle devient paria. Et alors qu'elle part à la recherche de son père pour le prévenir des dangers qu'il court, elle se fait kidnapper par des contrebandiers qui veulent piller l'ancienne cité en ruines. C'est là que le lecteur fait vraiment connaissance avec l'ousia. 

Le personnage de Lucie est assez réaliste: c'est une ado de 13 perdue qui sait qu'elle a un énorme potentiel mais qui ne veux pas être mise au ban de la société, ou plutôt de ses amis, car elle serait considérée comme "intouchable". Elle préfère de loin rester avec ses amis, quitte à mettre son avenir professionnel en danger. Mais à 13 ans, qui a conscience l'avenir et de ses dangers, on vit dans le présent sans se soucier de rien. Son père Est quand même assez tête de mule à vouloir forcer sa fille à faire ce qu'elle n'aime pas. Sa mère est passive et ne dit rien pour contredire son mari. Son oncle Onésime, cherche à la défendre des dangers de la vie, d'elle même, des autres...Et puis elle a ses amis, qui sont là pour elle, pour l'aider en cas de problèmes.

J'ai trouve le monde de Guy Morant très riche, plus riche que beaucoup de livre jeunesse. L'histoire est travaillée, les personnages ont leur personnalité, le vocabulaire n'est pas du tout enfantin, je dirais même qu'il est assez adulte. 
Je trouvais que les situations étaient bien terminées, pas trop bâclées comme certains roman fantasy où les auteurs mettent leurs héros dans des situations improbables et les sortent de là comme par magie. Alors oui y'a du fantastique, du magique, mais ça reste "réaliste"

En bref un livre où j'ai été agréablement surprise. La fin clôture bien l'histoire mais apparemment il y aura d'autres tomes pour Lucie Acamas et je pense que je lirais la suite avec plaisir.

Pour moi un très bon moment de lecture auquel je donne un  4/5. 

Lecture comptant pour les challenges:



Merci à:

et à l'auteur Guy Morant

mercredi 28 janvier 2015

Chroniques d'au-delà du seuil, T1, La quête du prince boiteux de Paul Carta

 

Résumé:
Divisé en quatre Dominions, le continent de Mitellia révère les Dieux de l’Alphée. Mais trois d’entre eux honorent un Dieu Secret et son représentant sur terre est le Pourvoyeur. 
Khimaï, prince d’Ethernia, est destiné à devenir le futur Pourvoyeur. 
À vingt ans, sous l’apparence d’un apprenti charbonnier, Khimaï, dont le père a été assassiné, fait halte dans une auberge alors qu’il effectue un périlleux voyage. Au cours d’une rixe, il reconnaît le géant Borhôn, le maître d’armes qui, dans sa jeunesse, l’avait formé au combat et à la survie. Si Khimaï sait deviner l’invisible, lire les empreintes, ressentir le passage d’autres humains, c’est grâce à Borhôn. Qui ne l’a pas oublié et lui renouvelle son allégeance. 
Ensemble, les voilà partis à la reconquête du trône. Mais il leur faut d’abord échapper aux clans qui les pourchassent et trouver celle qui pourra les aider : Lathân, amie d’enfance de Khimaï, une orpheline élevée au temple et destinée à servir le Dieu Secret... Sauront-ils déjouer les périls qui les attendent ?

Mon avis: 
J'ai reçu ce livre grâce à un partenariat avec livraddict que je remercie. Je tiens aussi à chaleureusement remercier les éditions l'Archipel et l'auteur Paul Carta pour m'avoir fait confiance.
J'ai choisi ce livre parmi les autres partenariats car, comme vous commencez sans doute à le savoir, j'adore la fantasy. Et découvrir de nouveaux mondes issus de l'imagination prolifique des auteurs, c'est quelque chose que j'aime beaucoup. 

Je me suis donc plongée avec délectation dans le monde que nous a crée Paul Carta. Et j'en sors tout à fait ravie. J'ai lu pas mal de critiques mitigées quant à ce livre et ça me faisait un peu peur (quoique...). Mais moi, j'en suis sortie enchantée. 

Tout d'abord comment est divisé le livre? Tous les chapitres sont précédés d'une page tirée d'un livre d'Histoire  de Mitellia (le monde dans lequel se déroule l'histoire), dans une police écriture différente pour bien montrer que cela ne fait pas partie de l'histoire. Cela nous aiguillonne sur le sujet principal du chapitre qui vient. Ensuite il y a deux histoires qui s'entremêlent, celle qui se passe dans le "présent" avec la-dite quête du prince devenu boiteux et l'histoire de la jeunesse de ce même prince. 
J'ai beaucoup aimé cette façon de faire. Certes on peut trouver que cela coupe l'action de ce qui se passe dans le présent mais ça ne m'a pas gênée. J'ai trouvé que cela était intelligemment fait, tout simplement parce que cela évite à l'auteur de faire une saga énoooorme en commençant avec le 1er tome et l'histoire de l'enfance du prince...une saga très chronologique quoi. (j'ai en tête l'assassin Royal de Robin Hobb par exemple, même si j'adore sa saga, ça n'empêche pas, c'est juste une autre manière de faire). 
Là, l'auteur nous plonge directement dans l’événement. On ne sait pas comment le prince est arrivé là, pourquoi...on ne sait d'ailleurs même pas tout de suite qu'il s'agit du prince. Toutes les informations sont distillées petit à petit, au compte-goutte, de façon très naturelle et sans présenter le monde fantastique au lecteur comme s'il s'agissait d'une encyclopédie. 
Je l'ai déjà mentionné avec la Dernière Terre de Magali Villeneuve, c'est une façon de faire que j'aime beaucoup. On est un peu perdu au départ, mais très vite on s'y fait. Oui on a pris le train en cours de route, mais et alors, je trouve ça presque normal, naturel.
Et c'est justement les chapitres de l'enfance du prince, comme si l'on faisait des flashback, qui nous racontent un peu plus ce qui s'est passé. 

L'auteur a un monde foisonnant de richesses. On a ici un monde guidé par les dieux, bien présents. Un panthéon très riche qui peut nous rappeler notre propre Histoire des religions polythéistes (grecs, égyptiens, gaulois, perses, aztèques...), sur ce point ça m'a même un peu fait penser à une partie de la BD de Lanfeust: les dieux existent si l'on y croit et agissent réellement dans notre monde. Le Pourvoyeur est la voix et le bras de justice du Dieu Secret, lorsqu'ils font un don à un dieu (un peu de leur sang, un fruit, un animal...) il disparaît dans une fumée blanche (pas sûre que ça disparaissait ainsi lors des hécatombes grecques :p)...

Autre chose que j'ai aimé: l'écriture, les jolis mots que l'on n'entend que très rarement, voire jamais pour certains, et ça dès la première page. Je suis contente j'ai enrichi mon vocabulaire grâce à ce livre. (Mais allez je fais mon embêtante: monsieur Carta, si vous me lisez, vous auriez pu, certaines fois, utiliser le mot matutinal au lieu de matinal, il aurait été plus approprié :p...c'était histoire de faire un reproche à votre livre). Pour moi cela a été un vrai bonheur de me glisser entre les pages de ce livre comme entre les bras d'un amant qui me ferait découvrir tout un tas de choses.

Vous l'aurez compris, je n'ai que très peu de reproches à faire à cette lecture, j'ai aimé le style, l'histoire, les personnages, l'écriture.... Il s'agit d'un de mes petits coup de cœur fantasy (français de surcroît) et j'attends avec impatience de lire la suite de ce petit bonbon.

Lecture comptant pour les challenges: 



Merci à:



et à l'auteur Paul Carta

lundi 24 novembre 2014

Loeuk...Tchong Kraoy, La Dernière fois, Phiseth Srun.

Résumé:

 Au début du printemps 1975, à 12 000 kilomètres du Sud-Est de la France, un jeune étudiant de vingt ans, originaire de Phnom Penh et issu d'un milieu militaire, quitte sa ville natale pour se rendre chez ses amis au Laos. Pour ce faire, il doit parcourir 800 kilomètres en autocar, partant de la région Nord-Ouest du Cambodge pour rejoindre Vientiane.
Un mois plus tard, les maquisards communistes " Khmers rouges " envahissent les villes du pays, et en très peu de temps, tous les citadins sont évacués de chez eux. Les intellectuels, les fonctionnaires, mais aussi les soldats du régime déchu comptent immédiatement parmi les premières proies de ces révolutionnaires " pro-Maoïstes ", assoiffés de diverses formes de vengeances primitives, et qui se composent majoritairement d'adolescents.
Du jour au lendemain, face aux échos des nouvelles qui circulent dans le mauvais sens, notre jeune orphelin khmer se retrouve ainsi dénué de toutes ressources, mais surtout dépouillé de ses rêves de jeunesse.
Va-t-il s'en sortir en retournant à Phnom Penh pour tenter de revoir sa famille au sein des " loups ", ou continuer d'attendre à Vientiane tout en sachant que les communistes laotiens " Pathet Lao " s'approchent au grand galop de la capitale du Laos ? Que choisir entre descendre dans le lac où l'y attendent des crocodiles, et rester sur le bord où viennent à sa rencontre des léopards silencieux ?

Mon avis:

Tout d'abord je tiens à remercier Livraddict pour ce partenariat. Ensuite je remercier chaleureusement les éditions VPS, une maison d'édition indépendante et l'auteur Phiseth Srun. Le livre était dédicacé, j'ai trouvé ça très sympa.
J'avais postulé pour ce livre en partenariat car le résumé m'intriguait beaucoup et surtout que je ne connais rien à cet évènement historique, je voulais donc en apprendre plus.

Hélas...ça n'a pas été le cas. Le résumé en 4e de couverture, est je pense absolument pas en accord avec l'histoire qui se trouve dans les pages de ce livre. On a ici uniquement le point de vue du narrateur, le jeune Zsunara, qui n'en sait apparemment pas plus que moi de ce qui se passe dans son pays. J'ai trouvé ça dommage de passer complètement à côté de ce qui est en fait l'élément déclencheur de l'histoire.
Le livre se divise en 3 parties:
 La première écrite à la 3e personne raconte l'arrivée de Zsunara à Paris et sa découverte de la banlieue de la capitale car il est logé dans un foyer à Sarcelles. Il apprend là qu'il doit partir à Troyes car le foyer de Sarcelles n'est que pour les nouveaux arrivants, c'est transitoire.
Dans le train, il va s'endormir et un flash-back nous raconte les évènements qui l'ont amené là.
Cette fois c'est Zsunara le narrateur, donc on passe à la première personne pour cette 2e partie.
En soit cette idée de flash-back était prometteuse. j'ai trouvé ça sympa mais j'ai trouvé le récit hyper confus. Car dans le flash-back on a d'autres flash-back, des notes non pas en bas de pages mais inclues dans le récit (je n'ai pas su si c'était des notes de l'auteur ou de l'éditeur car la façon d'écrire ces notes étaient différentes)...
Après , personnellement j'étais aussi perdue géographiquement, mais c'est parce que je ne connais pas du tout la région de l'Asie du sud-est. J'étais paumée entre les villes du Cambodge, du Laos, de la thaïlande... J'avais toujours du mal à me repérer. Mais ça n'est pas du fait de l'auteur.
Le problème aussi c'est que je ne me suis pas forcément attachée à Zsunara. Notamment parce que sans même connaître l'histoire des Khmers Rouges, je sais que ça a été terrible pour le Cambodge. Or, Zsunara qui est, par pur hasard, protégé au Laos alors que sa famille est restée au Cambodge, bah j'ai pas trouvé qu'il était touché par le sort de sa famille.  Enfin personnellement si j'apprends qu'il se passe quelque chose comme ça dans mon pays et que ma famille est en danger euh je m'inquiète un peu plus quoi. Lui non, il se pose une ou deux fois la question mais... il va plus se concentrer sur des des problèmes qui m'ont paru beaucoup moins graves. Alors certes, y'a des moments où il faut penser à sauver sa peau, mais j'ai trouvé que c'était mal amené par l'auteur.
Et puis ce qui m'a gênée c'est qu'on apprend vraiment pas grand chose sur ce qui se passe au Cambodge contrairement à ce que laisse penser la 4e de couverture. J'aurais aimé en savoir plus.
Bon dans son histoire personnelle ensuite j'ai bien aimé quand même son récit, même si j'attendais peut-être un peu plus, d'actions, de péripéties.
La partie que j'ai le plus aimé finalement est assez courte. C'est celle où il quitte le Cambodge pour arriver à Vientiane. J'ai toujours aimé les road trip. Mais c'était trop court, c'est dommage...

Dès qu'il nous raconte son arrivée à l'aéroport, on rentre dans la 3e partie du récit, c'est à dire que zsunara laisse à nouveau la parole au narrateur. Le récit reprend donc à la 3e personne pour la partie qui se déroule à Troyes avec l'intégration de Zsunara. Le récit se termine lorsqu'il trouve un emploi. On suppose donc que ça y est c'est définitif il va rester en France.

Alors en soit le récit était vraiment pas mal. Je ne me suis pas forcément ennuyée, mais je suis restée sur ma faim (qu'est-il advenu à sa famille par exemple? Oui je sais je m'inquiète plus pour sa famille que Zsunara lui-même). 

Mais ce qui m'a le plus embêtée c'est le style d'écriture. C'est hésitant, trop naïf, on dirait...une rédaction écrite par un élève de collège/lycée. C'est pas entraînant. Y'a pas de relief. Les dialogues sont plats et la mise en forme pas attrayante. Y'a des guillemets partout on ne sait pas pourquoi. Des détails qui n'apportent rien à l'histoire. J'ai trouvé ça dommage. Il y aurait un autre style d'écriture je pense que j'aurais beaucoup aimé ce livre. mais là... c'est fade. Alors peut-être est-ce parce que Phiseth Srun est étranger (dans ce cas là bravo quand même à vous monsieur l'auteur), ou peut-être qu'il y a eu une mauvaise traduction. Ou simplement c'est le premier livre de l'auteur et que le style est encore hésitant. Dans ce cas là il faudra juste faire évoluer je pense la plume vers une autre voie. 

En bref (oui parce que c'était quand même pas bref du tout ce que je viens d'écrire mais je fais une chronique sérieuse pour mon premier service presse quand même). 
La Dernière fois, un premier roman de la part de l'auteur, de la part de la maison d'édition et un premier service presse pour moi. Je leur souhaite de continuer, de mûrir sans doute aussi, mais de vivre que de belles aventures. 
Pour ma part, je n'ai pas détesté ce roman, je ne me suis pas ennuyée non plus, mais trop de choses m'ont gênée pour dire que j'ai accroché. ça a au moins le mérite de m'avoir interpellé sur les Khmers Rouges et de m'avoir donné envie d'en connaître plus sur eux. Mais aussi de lire des choses sur les pays que Zsunara traverse. Je trouve que c'est déjà pas mal. 

Pour ce livre, vous l'aurez deviné, ma note sera assez basse, mais pour avoir le mérite d'être un premier livre et à l'auteur d'avoir été jusque là, je mets quand même un peu plus de la moyenne à cette lecture. Donc un 2,80/5.

Lecture comptant pour les challenges: 

 Challenge des 170 idées
 

Merci à: 

 

et à l'auteur Phiseth Srun