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dimanche 30 avril 2017

Saga Gwyneira McKenzie de Sarah Lark

Tome 1: Le pays du nuage blanc

Résumé:
«Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.»
Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l'aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l'héritier d'un magnat de la laine. Ni l'une ni l'autre ne connaissent leur futur époux.

Une nouvelle vie - pleine d'imprévus - commence pour les deux jeunes femmes, qu'une amitié indéfectible lie désormais...


Pourquoi ce livre?
Cela faisait un moment qu'il était dans ma PAL, attirée que j'avais été par son titre, sa couverture et son résumé. Un beau pavé qui patientait. C'est à l'occasion d'un challenge (lire u livre écrit par une femme racontant l'histoire d'une femme) que j'ai pu le sortir.

Mon avis:
 Et j'en suis ravie. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été emportée dans une fresque comme celle-ci. L'aventure de pionniers, et pur changer par en Amérique mais en Nouvelle-Zélande, avec deux femmes qui choisissent la voie de l'aventure et décident de quitter leur Angleterre natale. Hélène la préceptrice de bonne famille et qui à son âge ayant peur de finir vieille fille répond à une petite annonce et se trouvera à bord du Dublin en garde de jeunes filles envoyées là-bas pour servir de bonnes. Certaines trouveront u bon foyer, d'autres devront se débrouiller par leur propre moyen. 
Gwyneira, elle, est un lot de cartes qu'un homme, Gerald, "le baron des moutons" néo-zélandais a gagné en jouant contre sont père. 
Toutes deux promises à des inconnus vont donc se rencontrer sur le bateau durant la traversée. Et resteront proches toute leur vie malgré les griefs qui opposent leurs deux familles d'adoption. 
Chacune vivra avec les cartes que la vie leur mettra en main. Elles n'auront pas le mariage dont elles avaient rêvé, mais trouveront une certaine part de bonheur.
On prend part à leur histoire mais aussi à l'Histoire avec la création de ce que deviendra la Nouvelle-Zélande d'aujourd'hui. On se met à rêver des paysages de ce pays du nuage blanc, à imaginer quelle fut la vie de ces hommes et de ces femmes qui ont tout crée, des problèmes qu'ils ont peu rencontrer, des petites victoires qu'ils ont connu, de leurs relations avec les autochtones, les maoris, qui ont évoluées avec le temps. 
Malgré quelques erreurs,  je pense dues à la traduction (parfois les noms des deux héroïnes étaient inversés) ou des fautes de frappe (un souci avec les v qui remplaçaient la barre espace par exemple) j'ai été littéralement emportée par cette histoire. J'ai trouvé qu'elle possédait tous les bons ingrédients: aventure, amour, famille, amitié, découverte. L'auteur nous parle de cette Nouvelle-Zélande naissante avec brio. Les personnages sont très bien brossés, attachants ou bien le contraire pour certains. L'histoire n'est pas non plus trop "romanesque", mais assez réaliste, ces femmes n'ont pas une vie tout rose, et c'est ce qui fait le charme de cette histoire. Elles sont fortes, et l'on veut qu'elles s'en sortent toutes, de la lady irlandaise jusqu'à la plus jeune orpheline.
Je pense sincèrement avoir eu un petit coup de cœur pour ce premier tome, et je serais heureuse de continuer cette saga, car c'est bien une saga familiale que nous conte ici Sarah Lark.

jeudi 4 août 2016

La manuscrit proscrit de Nur Jahan de Cecilia Correia

Résumé:
Dorsetshire, 25 octobre 1836,
Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d'un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m'a abandonnée. Que le Ciel m'en soit témoin, ce n'est point le cas.
C'est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d'une terrible tempête était sur le point de s'abattre sur notre vaisseau...


Pourquoi ce livre? 
J'avais envie de le lire depuis un moment, la couverture me faisant de l’œil ainsi que les divers avis. Et puis une lecture commune sur "Club de lecture" m'a enfin poussé à l'acheter. 

Mon avis: 
J'ai d'abord été séduite par l'écriture de l'auteur ainsi que le monde dans lequel elle nous plonge. On rentre dans l'Inde coloniale avec ce côté exotique qui devait attirer tous les anglais de l'époque.  On a des personnages hauts en couleurs , notamment Judith, notre héroïne, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds par ces messieurs aux esprits rétrogrades. Elle a été élevée par son oncle suite à la mort de ses parents et il a tôt fait de l'éduquer et surtout de la préparer aux dangers du monde extérieur. Imaginez le choc de voir une femme faire de l'escrime. 
Par son côté indomptable elle séduira Devak, le maharajah d'un petit royaume indien. Mais Devak est-il réellement celui qu'il prétend être? Les visites nocturnes qu'un esprit de luxure rend à Judith quasiment dès son arrivée en Inde et ce tous les soirs font qu'elle est certaines du contraire. 
Vous l'aurez sans doute deviné, il ne s'agit pas là d'un roman historique sur l'Inde coloniale mais bien d'une romance. Et pour moi une romance un brin trop portée sur le sexe. Vous savez comme je suis fleur bleue et comme j'ai du mal avec ce genre de scènes. Pour moi, la romance entre Judith et Devak tout simplement m'aurait plu, mais l'auteur a trop appuyé sur les scènes érotiques et sur l'apprentissage du fantasme par Judith, la prude anglaise, qui a d'ailleurs beaucoup de mal à assumer ses ébats. 
Pourtant ce livre ne m'a pas déplu non plus car il y a un petit côté fantastique que j'ai beaucoup aimé. Une histoire de cycles de réincarnations éternels au sein de la religion hindoue. 
J'ai beaucoup aimé les personnages, Judith, très souvent agaçante mais qui n'en n'est que plus réelle, son gentil oncle grand fan de la nature, Devak, l'amant l'amant maudit, le tigre géant et tueur d'homme. Même les méchants sont bien méchants à souhait, j'ai oublié les noms mais notamment le petit lieutenant de pacotille ou la cousine du maharaja, une sacrée sorcière. 
On a une belle écriture qui nous plonge dans le monde du XIXe s. De biens jolis mots et une jolie syntaxe, ça fait rêver. On rêve de retourner à cette époque dans cette Inde aux allures mythologiques. 
Dans l'ensemble j'ai aimé, mais je me serais bien passée des scènes de sexe encore une fois (j'ai l'impression de me répéter). Ce qui fait perdre un peu de point à cette lecture à laquelle je donne une note de 3.95/5.

mercredi 3 août 2016

les orangers de Versailles (BD) d'Annie Pietri, nicolas Digard et Christine Circosta

Résumé:
Marion, la fille d'un jardinier du château de Versailles, a été choisie pour servir la favorite du Roi-Soleil, Madame de Montespan.
La Marquise est exigeante et capricieuse ; il est bien difficile de la satisfaire.
Heureusement, Marion possède un don rare : elle sait créer des parfums extraordinaires qui plaisent à sa maîtresse.
Mais la Montespan a plus d'un vilain tour dans son sac. Bientôt, Marion découvre qu'un terrible complot se trame contre la Reine...


Pourquoi ce livre? 
C'est une BD que j'ai découvert en cherchant des BD dont l'histoire se passe sous Louis XIV pour mon challenge sur le sujet. J'ai beaucoup aimé les dessins. Il m'a été envoyé lors du swap autour de l'image et j'en ai donc profiter pour le lire ce mois-ci. 

Mon avis: 
C'est une très jolie BD, aux dessins très tendres, avec un joli coup de crayonné. L'histoire est très mignonne aussi, elle est destinée aux enfants dans le livre originel d'Annie Pietri.
On a donc la jeune Marion qui a le nez très fin et qui va aller servir sous les ordres de la Montespan, favorite du Roi.
La jeune Marion découvre la cour de l'intérieur, avec ses personnages hauts en couleurs, les bassesses entre grands mais aussi entre petites mains, les complots aussi. Car à cette époque sévit La Voisin, la fameuse empoisonneuse.
La Montespan voudrait-elle monter un peu trop haut sur l'échelle sociale? Marion n'a aucun doute là-dessus et va tout faire pour sauver la reine, même si cela comporte des risques.
On visite donc Versailles et ses jardins. On a affaire à des personnages ou très gentils ou passablement méchant, on a aucune affection pour la Montespan qui exploite ses petites gens (j'en avait déjà pas beaucoup pour cette femme depuis ma lecture de "le Montespan" de Jean Teulé). Le Roi par contre paraît beaucoup trop gentil et humain, il s'agit quand même de Louis XIV que je ne verrais absolument pas faire certaines choses décrites dans l'histoire.
Mais cela reste un joli récit, qui donne presque envie d'y vivre (si on ne savait rien de la crasse sévissant à Versailles à cette époque: d'où la nécessité des parfums!).
En tout cas je le recommande pour les amateurs du genre, ça passe très bien avec comme je disais un joli coup de crayonné, très poétique. 

Certes pas un coup de cœur mais une jolie note quand même avec un 4/5.

vendredi 3 juin 2016

Ces messieurs de Saint Malo, T1 de Bernard Simiot

Résumé:

Seul de tous les petits commerçants de Saint-Malo, Mathieu Carbec, dont les grands-parents vendaient naguère de la chandelle, a eu l'audace d'acheter trois actions de la Compagnie des Indes orientales que vient de fonder Colbert. Ce sera le point de départ d'une grande saga familiale au moment où la bourgeoisie maritime se rue à la conquête des piastres, des charges et des titres nobiliaires. Négociants, armateurs, corsaires ou négriers, les Carbec, parmi tant d'autres, se lanceront sur toutes les mers du globe, sans se soucier de savoir si leurs écus ou leurs fleurons sentent trop les épices ou la traite, la ruse ou la fraude... Le rebondissement de multiples situations, le foisonnement de personnages où se détachent d'admirables portraits de femmes, la présence permanente de l'histoire, font de Ces messieurs de Saint-Malo un grand roman d'aventures et d'amours qui est aussi un grand roman de société.


Pourquoi ce livre?

Je l'avais lu il y 'a des années, il m'avait beaucoup plu. On m'a choisi cette lecture pour le mois de mai et ça tombait super bien pour le challenge où je dois lire des livres sur la période de Louis XIV.


Mon Avis:

Alors j'avoue que la lecture a été fastidieuse, mais je pense que c'est par manque de temps, du coup j'ai un peu bloqué et j'ai l'impression d'avoir moins apprécié ma lecture que la première fois. Sauf la 2e partie peut-être où j'ai pu plus me plonger dedans. 
J'ai cependant aimé retrouver les personnages principaux, et surtout cette ambiance malouine, les embruns salés, le bruit des mâts qui craquent avec le mouvement de la mer. J'aime énormément St Malo et du coup ça m'a vraiment plu de me replonger dedans, même si on est au XVIIe s. 
C'est  une écriture riche, d'un homme féru d'histoire, et notamment d'histoire marine et militaire car on y retrouve toutes les campagnes de Louis XIV, la guerre avec l'Angleterre, les Hollandais, le reste de l'Europe. Cette guerre qui va s'inviter sur le pont des bateaux et dont les marins, capitaines ou moussaillons ressortiront marqués à vie. Cette guerre qui permet aussi aux plus courageux de gagner des fortunes grâce à ces marchandises qui font rêver: soie, cannelle, poivre, café, porcelaine... 
On se met à rêver de pouvoir retourner à cette époque où le café ne se trouvait pas en percolateur! Alors certes il y a l'autre commerce, le commerce triangulaire avec le bois d'ébène, mais finalement l'auteur n'en parle pas plus, n comprends cependant que plusieurs fortunes ce sont faites grâce à cet esclavage.
On s'attache à nos personnages, simple marchand ou de la petit noblesse, qui sentent la morue comme ils disent (la pêche à Terre Neuve est le rdv annuel). On suit principalement la famille Carbec, avec au début, Mathieu, homme qui n'a plus que son dernier fils, Jean-Marie, qui deviendra son héritier et que l'on suivra donc ensuite. On verra aussi aussi parfois le point d'autre personnages, en réalité ceux qui gravitent autour de cette famille.
Car oui, nous sommes là dans une saga familiale, on voit donc nos héros naître, vivre et mourir. C'est dur quand on s'attache à eux, on aimerait pouvoir éviter de vivre leur mort, mais bon, c'est la vie (à dire avec l'accent anglais^^). On sait que cela continuera avec le 2e tome: Le temps des Carbec.
Par contre je conseille ce livre qu'aux amateurs de l'Histoire, sans ça vous risquez de trouver ça trop lourd, même si l'histoire familiale est finalement bien passionnante.

Au final je noterais ce livre avec un 4,5/5, tout simplement parce que j'ai eu du mal à un moment donné, que j'ai eu l'impression que la flamme de la première fois s'était éteinte. Malgré ça, c'est toujours un très bon livre à mes yeux.

dimanche 1 mai 2016

Meurtres au potager du Roy de Michèle Barrière

 
Résumé:

Château de Versailles, mai 1683.
La mode est aux jardins. Louis XIV raffole des légumes primeurs : asperges, petits pois, melons... Au Potager du Roy, puis chez un maraîcher du quartier de Pincourt à Paris, des champs de melons sont vandalisés, des jardiniers assassinés. L'existence d'un complot ne fait aucun doute. Benjamin Savoisy - premier garçon jardinier du Potager - mène l'enquête dans les coulisses de Versailles, où officient cuisiniers et maîtres d'hôtel.
Elle l'entraînera jusqu'en Hollande, grande puissance coloniale réputée pour son commerce. Saura-t-il déjouer les manœuvres de séduction, percer à jour les traîtrises ? Dans ce quatrième tome des aventures de la famille Savoisy, Michèle Barrière mêle une fois encore avec bonheur histoire, gastronomie et intrigue policière.


Mon avis: 

Michèle Barrière a écrit toute une série de romans noirs gastronomiques où l'on retrouve la famille Savoisy à diverses périodes de l'Histoire. Celui-ci est le 4e tome, celui qui se passe sous Louis XIV, à Versailles, alors que le château n'est pas tout a fait fini et que la cour y vit déjà. 
Bon les policiers c'est vraiment pas mon truc, non pas que je n'aime pas les enquêtes, mais simplement que je trouve très vite le coupable et le motif du meurtre. Une fois n'est pas coutume, c'est encore arrivé.  Pour moi l'histoire a été sauvée par l'Histoire et la gastronomie. Ces deux sujets faisant partis de mes petits chéris dans la littérature. J'ai adoré les mentions des repas et des fêtes royales, des façons dont les aliments sont arrangés et mis en valeur, de ce magnifique potager versaillais qui ne me donnait qu'une envie: avoir le même. Des mentions de ces légumes parfois non utilisés ou à peine connus de nos papilles modernes. J'ai beaucoup aimé ce voyage en Hollande avec la mention de folie économique autour des tulipes et en Angleterre peu après l'incendie de 1666. La comparaison de la gastronomie entre les différents pays est aussi intéressante. Mais c'est surtout cette plongée dans les cuisines de l'époque que j'ai aimé. 
Pour l'intrigue en elle-même, bof, j'ai vraiment trouvé que c'était un prétexte pour ce dont je viens de vous parler. Le héros, Benjamin, est agaçant au possible dans sa naïveté. On a juste envie de le secouer. Mais ce n'est pas lui dont je voulais suivre l'histoire. Mais tous les autres personnages, les cuisiniers, les jardiniers, ceux mentionnés par les historiens, ceux qui ont fait notre Histoire!
J'ai aimé les odeurs, les couleurs, les décors, ce Paris tout petit entouré de tant de campagnes et ce Versailles sortant de la boue des marécages.
Une écriture fantastique d'historienne et de gastronome mais plus que moyenne pour les intrigues policières. Je lirais les autres tomes pour les mêmes raisons.
Bref un coup de cœur pour les détails historiques et gastronomiques et un avis très bas pour l'intrigue me fait mettre quand même un 3,80/5, car ce que j'ai aimé a primé sur ce que je n'ai pas trouvé tip-top.

dimanche 24 avril 2016

une saison à Longbourn de Jo Baker

Résumé:
 
Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier.
À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.


Pourquoi ce livre? 
J'aime Jane Austen, j'aime les histoires qui se passent dans cette Angleterre de la Régence, j'aime les points de vue "décalés" et j'avais donc très très envie de lire cette histoire!

Mon avis: 

On a ici non pas une réécriture d'Orgueil et préjugés mais plutôt un autre point de vue, comme si la caméra cette fis allait filmer les coulisses. On voit les couloirs de Longbourn avec les yeux des domestiques et les histoires vécues par la famille Bennet sont vécues bien différement par les domestiques. 
On suit Sarah, qui a environ l'âge d'Elizabeth, arrivée très jeune sur le domaine pour aider le couple Hill, intendants de la famille. De la vie Sarah ne connaît que les environs de Longbourn, n'ayant fait que des trajets à Meryton ou de très rares à Pemberley. On a cependant une jeune fille qui rêve de découvrir de nouveaux horizons, l'exotique l'a fait rêver!
Quand le nouveau valet John Smith arrive, Sarah perçoit du mystère en lui et voudrait découvrir ce qu'il cache. Mais ce qui va encore pus l'émoustillée que l'arrivée de ce valet c'est l'arrivée de Bingley. Non pas à cause de Charles Bingley lui-même mais de l'un de ses domestiques, valet lui aussi, qui a toujours la mission de déposer les courriers aux Bennet. Ce qui attire notre jeune curieuse c'est cette jolie couleur chocolat qui colore la peau de ce domestique. Les parfums d'îles, de vanille, de sucre et de tabac qui lui sont associé. Il n'en faut pas plus à notre rêveuse de grands horizons pour imaginer tout un tas de jolies choses avec ce bel homme. 
Quand je disais que la caméra changeait de plan ;)
On a plus l'impression d'avoir un livre façon "dontown abbey" que "Orgueil et préjugés". On aperçoit les Bennet mais de loin, on assiste à leurs histoires et leurs drames mais du point de vue des domestiques. Et surtout on a une histoire d'amour qui se déroule tout à fait en parallèle de celle de Lizzy et Darcy. Une histoire elle aussi faite de préjugés, de non-dits et de "mauvais chemins empruntés". 

On s'attache à ces personnages de l'ombre, à leur quotidien vraiment pas facile. Les personnages d'Austen n'ont plus le même lustre. On les appréhende d'une autre manière et l'on comprend mieux Mrs Bennet e son étrange comportement et Mr. devient un tout autre personnage pour nous. 


On a parfois quelques longueurs mais j'ai l''impression que cela colle très bien avec l'histoire. Le quotidien de nos personnages n'est pas ponctué de grands évènements comme à l'étage du dessus. ET ce qui sera une fête pour les héros de Jane Austen sera une corvée pour ceux de Jo Baker.

Il reste cependant que j'ai trouvé que cela était une excellente lecture qu'il faut lire sans comparer sans arrêt avec l’œuvre d'Austen. On a quelque chose différent et seulement la mention des personnages ou des lieux nous rappelle qu'Orgueil et préjugés sert de base. C'est une autre histoire qui se passe sous nos yeux et d'autant plus agréable que l'auteur a vraiment dût se documenter car on a un magnifique portrait de la vie domestique sous la régence. 
Peut-être pas un coup de cœur mais une excellente lecture quand même à laquelle j'octroie un 4,5/5

jeudi 14 janvier 2016

La maîtresse de Rome de Kate Quinn




Résumé:


Jeux du cirque, complots, banquets, orgies... Dans cette formidable saga antique, Kate Quinn fait revivre avec panache l'univers dépravé et sanglant de la Rome du Ier siècle.
Jeune esclave juive soumise aux caprices de l'arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s'emploie de son mieux à les séparer.
Cette dernière n'est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas à être remarquée de l'aristocratie romaine... et d'un dangereux admirateur : l'empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.


Pourquoi ce livre? 
J'adore les histoires qui se passent dans l'antiquité. Il n'y en a pas beaucoup (dans la littérature, je ne parle pas en films) et du coup quand j'ai vu cette saga romance j'ai acheté le 1er tome.

Mon avis: 
Nous n'avons pas seulement affaire avec une romance. On est ici réellement dans un péplum. On assiste aux complots dont les Romains étaient friands. Cette volonté de monter sur le plus grand échelon du pouvoir. 
Nous avons Théa, cette esclave juive que l'on prend de suite en pitié car elle a un passé terrible et un présent affreux. Sa maîtresse, Lépida, est une véritable tête à claque que l'on aimerait voir jetée dans le cirque dont elle est si passionnée
On a Arius, le gladiateur vedette avec une forte sensibilité quand même. On ne peut que en tomber amoureuse^^. 
Évidemment Lepida veux cette vedette. Lui la repousse complètement. Il tombera cependant amoureux de Théa. Une belle idylle. Découverte par Lépida qui fera tout pour se venger de son esclave. 
Au fil des années Théa devient la maîtresse de l'empereur et  elle vit un nouvel enfer. 

On a aussi une approche de la naissance du christianisme. En fait du côtoiement des religions qu'elles soient polythéistes ou monothéistes. Et j'ai trouvé ça intéressant. ça rajoute de l'Histoire avec un grand H au milieu de cette histoire. 

On a affaire à la volonté de vivre ou de survivre de ces personnages, la volonté d'avoir le pouvoir sur la classe subalterne. On a aussi cette notion de la décadence romaine, on voit que cela commence à décliner. Mais je pense qu'avec la suite de la saga on verra cette déchéance encore plus fortement. 

On a aussi une narration sympa car on suit tout le monde, Théa, Lepida, Arius... C'est intéressant car du coup nous sommes un peu omniscient. 

En tout cas un livre que j'ai vraiment beaucoup aimé et qui pour moi fait parti des coups de cœur 2015.

mardi 21 juillet 2015

Bison de Patrick Grainville


Résumé:
Philadelphie, 1828. Promis à une belle carrière d'avocat et de peintre mondain, George Catlin voit une délégation d'Indiens se rendre à Washington pour négocier des traités. Il est ébloui par la superbe des cavaliers. Bientôt, le peintre renonce à ses portraits de citadins huppés, il quitte sa femme, sa ville, son confort, enfourche son cheval pour galoper le long du Missouri et du Mississippi à la rencontre de dizaines de tribus. La grande prairie est vierge. Nuls colons, nuls cow-boys. Des millions de bisons. Catlin est le premier à saisir sur le vif, armé de sa palette et de son pinceau, l'épopée des Indiens. Il réalise d'inoubliables portraits, recueille une incroyable moisson d'objets, son fameux « musée indien » qui fascinera quelques années plus tard George Sand et Baudelaire.
Bison raconte le séjour de Catlin chez les Sioux, les aventures d'un village et de ses héros singuliers. L'imagination vient volontiers à la rescousse du document pour recréer, incarner le grand rêve de cet Américain sans préjugés, de ce fou d'Indiens, luttant pour sauvegarder leurs visages magnifiques et condamnés.



Mon avis: 
J'ai reçu ce livre grâce à un partenariat avec Livraddict et les éditions points que je remercie donc chaleureusement pour cette découverte. 
Enfin un livre sur les indiens, me suis-je dis. Hélas cela n'a pas atteint mes espérances. Je ne dis pas que je n'ai pas aimé cette lecture, ce serait faux, mais je ne m'attendais pas à ça. On suit donc le peintre Georges Catlin qui ne désire qu'une chose: voir naître son musée indien. Il récolte donc des objets indiens (de toutes tribus) et peint ce peuple et ses traditions. Il ne pense qu'à ça. Car il sait que ce peuple est condamné à disparaître. Il veux donc que les autres occidentaux découvrent leur beauté comme lui-même l'a découverte. Pour ça, il parcourt l'Amérique pour rencontrer les tribus. 

L'historienne de l'art qui est en moi a aimé découvrir l’œuvre de Catlin, que finalement je connaissais un peu car effectivement quand on parle d'indiens il y a forcément un de ses tableaux qui ressort. Je farfouillais très souvent sur internet pour voir à quelle œuvre l'auteur se référait. Patrick Grainville a en fait romancé l'histoire du peintre par rapport aux œuvres qui nous sont parvenues. . L'auteur nous parle aussi des notes qu'a laissé Catlin, je suppose donc qu'il a pu y avoir accès, si elles existent toujours.
J'ai aimé aussi découvrir certaines des traditions indiennes, Sioux en l’occurrence vu que Catlin dans le livre vit dans un village sioux. Que ce soit la chasse, les cérémonies, les mœurs amoureuses...

Ce qui ma perturbée c'est le style d'écriture. On a l'impression que l'auteur fait comme le peintre, il donne des coups de pinceaux sur ses pages. ça donne un style presque décousu. des petites phrases, comme des pensées. J'ai eu beaucoup de mal à accroché. Sur les 294 pages en gros, il a fallu que je dépasse la 100e pour m'y habituer. Et encore. Je ne sais pas si c'est le style de l'auteur habituel ou s'il l'a adopté uniquement pour ce livre, comme je disais, pour rappeler des coups de pinceaux. Je n'ai rien lu d'autre de Patrick Grainville. 
Et ce qui m'a aussi décontenancée ce sont ces avancées dans le temps. L'auteur connaissant le fin mot de l'histoire, devrais-je dire de l'Histoire, fait des avancées dans le temps pour nous parler de telles répercussions plus tard d'une peinture de Catlin, de la transformation d'un paysage qui n'aura lieu que 50 ans plus tard, ou même de personnages qui découvrent et décrivent les indiens après le passage de Catlin avec leurs propres descriptions. On a un enchevêtrement de tranches historiques que je ne trouve pas nécessaire. Certes c'est intéressant pour les gens qui comme moi sont historiens, mais j'imagine que pour ceux qui ne sont pas versés là-dedans, ça doit être un vrai casse-tête et que ça doit même être ennuyeux. Même moi je me perdais parfois. 

Bref une lecture qui ne sera pas ma préférée, que je ne déteste pas pour autant. Mais je verrais si je lirais un autre livre de l'auteur, il ne m'a pas tout à fait convaincue... Je noterais donc ce livre avec un 3,80/5.

Lecture comptant pour les challenges:



Merci à: 
et à l'auteur Patrick Grainville

jeudi 2 juillet 2015

Confessions d'une fan de Jane Austen et Tribulations d'une fan de Jane Austen de Laurie Viera Rigler


Résumé de Confessions d'une fan de Jane Austen:
Je n’aurais jamais dû noyer mon chagrin dans une énième relecture d’Orgueil et Préjugés et dans l’alcool, car aujourd’hui, me voilà propulsée à l’époque de la Régence anglaise dans le corps d’une autre femme ! Même si la mode Empire et les moeurs ne cessent de me surprendre, je m’aperçois que cette vie offre, malgré tout, son lot de charmes. Surtout lorsque je rencontre l’élégant et séduisant Charles Edgeworth. Mais est-il un Darcy ou un Wickham ? S’il se révèle être un Darcy, je pourrais bien ne plus jamais éprouver l’envie de rentrer chez moi, après tout…

Résumé de Tribulations d'une fan de Jane Austen:
Ma vie monotone qui se résumait à lire Jane Austen et à broder est soudainement bouleversée lorsque je me réveille au XXIe siècle.
Il semblerait que je me sois retrouvée par je ne sais quel coup du sort dans le corps d’une autre jeune femme, dont la vie paraît bien mouvementée… Comment peut-on porter des tenues si légères pour se rendre à un rendez-vous galant, et qui plus est, sans chaperon ! Et je ne suis pas au bout de mes surprises : dans ce monde étourdissant, chacun s’autorise des libertés que les dames de mon époque n’auraient osé imaginer !
Et que penser de Wes, jeune homme charmant et tout aussi intrigant que celui qui m’a brisé le cœur…



Mon avis: 
2 livres qui se lisent très agréablement, dans l'ordre que vous voulez vu que les intrigues se déroulent au même moment. 
Dans "Confessions..." il y a Courtney Stone de Los Angeles qui se retrouve catapultée dans la peau de Jane Mansfield, l'aristocrate anglaise. Dans Tribulations, c'est l'inverse. Vous imaginez donc le choc des cultures. Toutes deux un premiers temps vont se croire dans un rêve, elles vont vite découvrir qu'il s'agit là de la réalité et que leurs âmes ont changé d'enveloppes. 
Chacune se retrouve avec la situation compliquée de l'autre à gérer. Notamment les situations amoureuses. Elles doivent jouer aux enquêtrices pour connaître le passé de celle qu'elles remplacent. La femme active et moderne qu'est Courtney saura-t-elle s'adapter à cette civilisation de convenances et rythme lent de l'Angleterre du XIXe s.? Et Inversement cette jeune femme pondérée habituée aux conforts de son manoir qu'est Jane saura-t-elle ne serait-ce que régler le problème de factures que le citoyen lambda américain doit gérer tous les jours? Et je ne parle pas encore des tenues vestimentaires entre lesquelles un fossé de la taille du grand canyon existe. 

Je n'arrive pas à dire lequel des deux j'ai préféré, je pense que c'est un tout et c'est le tout que j'ai aimé. J'ai aimé les personnages que j'ai trouvé très bien brossés. Le fait que l'on soit à l'intérieur à vivre l'expérience avec les héroïnes. J'ai aimé me plonger dans le monde Jane avec Courtney (c'est mon côté fan de Jane Austen aussi) mais les aventures que vit Jane dans le monde de Courtney sont hilarantes. 
La lecture est simple, on se plonge très vite dans les histoires et l'on aimerait vraiment savoir comment cela va-t-il se terminer. Vont-elles retrouver leurs vies respectives après avoir régler les problèmes de l'autre? J'ai commencé par "Confessions..." et je dois avouer que les deux dernières pages ne m'ont pas beaucoup aider...je n'arrivais pas à savoir... c'est à la fin de "Tribulations..." que j'ai enfin su.... je suis peut-être un peu cruche aussi hein. 

Donc voilà pour moi un très bon moment passé avec les héroïnes, peut-être pas un chef d’œuvre mais une très bonne lecture qui pour moi mérite un 4/5.


Lecture comptant pour les challenges:

http://4.bp.blogspot.com/-306uiDc9klE/VE6J5fDVoXI/AAAAAAAAHBc/azkqd5F-GKo/s1600/Challenge.jpg
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jeudi 2 avril 2015

La table d'Emeraude,






Résumé:

À la demande de son fiancé, Konrad, riche et puissant homme d’affaires allemand, Ana se lance sur la piste de L’Astrologue, un tableau disparu de Giorgione du XVe s. Au cours de ses recherches, elle découvre le Paris sous l’Occupation et la saga des Bauer, famille juive chargée de veiller sur le secret que renferme cette œuvre qui a traversé les siècles.
Madrid, de nos jours. Avant de trouver L’Astrologue sur son chemin, Ana, jeune historienne d’art du Musée du Prado, menait une vie tranquille auprès de Konrad, riche homme d’affaires allemand et collectionneur d’art. Mais une lettre écrite pendant la Seconde Guerre mondiale les met sur la piste du mystérieux tableau attribué à Giorgione, l’énigmatique peintre de la Renaissance. Alléché par l’immense valeur de L’Astrologue, Konrad convainc Ana de partir à sa recherche. La jeune femme, consciente de toutes les difficultés qui se présentent à elle, demande l’aide d’Alain Arnoux, professeur de la Sorbonne spécialisé dans la recherche d’œuvres d’art confisquées par les Nazis. Mais cette décision semble compliquer l’affaire.

Paris, sous l’Occupation allemande. Le commandant SS Georg von Bergheim, militaire d’élite et héros de guerre, vient de recevoir un ordre d’Himmler : il doit retrouver un tableau de Giorgione, connu sous le nom de L’Astrologue, qui fascine le führer. Hitler, en effet, est convaincu que l’œuvre dissimule une grande énigme, une révélation qui est passée de main en main pendant des siècles. La recherche conduit Bergheim à une certaine Sarah Bauer, et une poursuite trépidante s’engage, qui aura des conséquences inattendues pour tous les deux.

Mon avis: 
Voici un livre qui attendait depuis un moment dans ma PAL, prêté par ma môman. Généralement, ayant les mêmes goûts de lecture on se prête les livres. 
Là un livre qui parle un peu d’ésotérisme et d'Histoire, je ne pouvais qu'être attirée. Surtout que j'adore quand ce sont deux histoires séparées par le temps mais reliées par le même sujet. Et plus y'a une histoire de tableau et d'histoire de l'art, ayant fait des études d'histoire de l'art, j'étais attirée comme un aimant.
On suit donc Ana, une madrilène, attachante, mais qui se laisse complètement bouffée par son compagnon, Konrad, un allemand puissant qui donne l'impression de pouvoir tout gérer, et surtout tout payer. J'ai détesté cet homme dès le début de l'histoire. Il me faisait trop penser à un ex pervers-narcissique (en beaucoup moins riche quand même). Du coup tout le long de l'histoire j'avais envie de hurler à Ana "tu te fais avoir ma poulette, casse-toi de là!"...sauf que dans les livres, les personnages ne peuvent pas nous entendre...Elle va donc obéir à Konrad et partir à la recherche de ce tableau de Giorgione inconnu au bataillon et pourtant activement recherché par Hitler. On sait qu'Hitler avait une passion pour l’ésotérisme et tout ce qui touchait aux légendes, qu'il dépensait beaucoup d'argent et d'énergie humaine à trouver des objets/artefacts e lien avec ces passions, soit parce qu'il était convaincu que ça allait lui faire gagner la guerre par une quelconque aide magique, soit simplement par plaisir. 
Quand elle arrive à Paris elle fait appel au docteur Alain Arnoux, spécialiste histoire de l'art. Ils vont partir à la recherche du tableau ensemble, l'attitude de ce monsieur est longtemps ambigüe, Ana a souvent des doutes alimentés par son petit ami allemand. Mais il a un rôle très important, je dirais même crucial. Et on l'aime bien ce petit monsieur Indiana Jones moderne (et français).

Le tableau de Giorgione est censé délivrer un secret qui mènerait à la table d'Emeraude, un artefact puissant. Par contre à quoi il sert...mystère. Et là, c'est ma grande frustration. J'aime tout ce qui est historique mais c'est vrai que j'aime aussi le côté ésotérique fantastique, et que là j'en attendais.... et que j'ai rien eu! On ne part qu'à la recherche du tableau. à aucun moment on n'aura de secret dévoilé quant à la table d’Émeraude. Si vous êtes comme moi, c'est hyper frustrant et je préfère vous prévenir.
Si vous lisez ce livre, ne le faites pas pour l’ésotérisme. Faites le pour le côté recherche, le côté historique. Toute la quête actuelle d'Ana est passionnante. L'histoire de Sarah Bauer, jeune fille juive ou de Georg von Bergheim, le SS allemand, est captivante. Et c'est déjà énorme. J'étais plongée dans l'histoire du début à la fin et voulait connaître la suite dès qu'un chapitre se finissait. 
Les personnages sont très attachants, chacun avec leur histoire, leurs défauts, leurs qualités. Je me suis attachée à tous, sauf Konrad. Un de mes préféré a été l'ami gay d'Ana (dont j'ai oublié le nom je suis désolée), il a des expressions et des mimiques qui m'ont fait me tordre de rire. Et, étrangement pour vous qui ne connaissez pas l'histoire, j'ai adoré Georg le SS dès le début.

Bref, un livre que je conseille plus que vivement, vraiment prenant. 
Je lui donnerais une très bonne note, 4,80/5, car comme je disais, je m'attendais à plus d’ésotérisme (sans que ça en dégouline comme du Dan brown non plus hein, mais un petit peu quand même). Même si ça n'a pas gâché l'histoire, évidemment, il m'a manqué un tout petit quelque chose. 

Lecture comptant pour les challenges:
 

mercredi 18 mars 2015

On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps de Patrick Pelloux

 

Résumé:
Délaissant momentanément les urgences de nos maux contemporains qui forment son quotidien, le Dr Pelloux se penche ici sur de curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l’époque que l’époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s’est lancé dans une recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer, au plus près de la vérité clinique et du contexte politico-socioculturel, les derniers moments de ces personnalités qui ont fait l’Histoire. Le résultat en est trente chroniques – de Jésus à Churchill dans l’ordre chronologique –, écrites d’une plume aussi précise qu’un bistouri (pour la vérité des faits), mais également pleine de verve, d’empathie et, souvent, d’humour, voire d’une pointe d’ironie. On y croise des rois, bien sûr (Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XIV…), des révolutionnaires (Danton, Robespierre), des résistants (Jean Moulin), des savants (Marie Curie), mais aussi des soldats (à Waterloo ou le 6 juin 1944), des écrivains (La Fontaine, Voltaire, Balzac, Zola…), des saltimbanques (Molière, Fréhel, Laurel et Hardy), et même un canard (Saturnin) et un faux philosophe (devinez son nom) ! À l’image de son titre emprunté à Molière, un livre très sérieux mais qui ne se prend pas au sérieux, dans lequel on se promène au gré des époques, des thèmes, des personnages, avec le plaisir rare d’apprendre en s’amusant.

Mon avis: 
Je voulais lire ce bouquin car une collègue guide m'en avait parlé. Dès que je l'ai trouvé je l'ai donc pris. Et je l'ai lu au compte goutte. Car ce n'est pas un livre que tu peux lire d'un coup. Je lisais une ou deux histoires le soir, et encore pas tous les soirs. Car c'est un peu morbide quand même. 
D'ailleurs je ne conseille ce livre que si vous avez le cœur bien accroché. Moi ça ne me dérange pas, mais je ne l'aurais quand même pas lu d'une traite. 
On suit donc 30 histoires, 30 histoires de mort. Des gens connus au moment et leurs dernières heures. Évidemment l'auteur n'a pas choisi ceux qui sont morts tranquillement dans leur lit à un âge avancé. Non, il n'y aurait eu aucun intérêt. 
On croise donc toutes sortes de maladies, mais aussi des tueries ou des assassinats. Mais surtout on croise les médecins de chaque époque. Et ça, ça donne pas forcément envie de faire un voyage dans le temps sauf si on a une santé de fer. Parce qu'entre les techniques de médecine ou les diagnostiques (on connaît les fameuses sangsues ou les saignées) de toutes époques confondues, mais aussi les descriptions des avancées de maladies (entre nécroses, vers, et diarrhées aigües, mon cœur balance) y'avait de quoi ne pas faire confiance aux médecins et on comprends mieux les textes de Molière. 
Alors certes, c'est sans doute le livre le moins glamour que j'ai lu, mais très riche. Que ce soit les anecdotes ou tout simplement le contexte historique, tout est très bien documenté, et cela nous permet de nous plonger parfaitement dans l'ambiance de l'époque (il manque plus que l'odeur...mais en fait non vaut mieux pas). 
Heureusement l'auteur utilise l'humour, l'ironie et des termes bien crus pour dédramatiser.

Si vous aimez l'Histoire et les histoires, je vous le conseille, il éclaire bien des facettes de la vie quotidienne des époques traversées par la race humaine. 
Je ne peux pas dire que cela soit un coup de cœur, car je l'ai lu pour me documenter, et cela pourra toujours me servir pour mes visites guidées, mais l'histoire (enfin les histoires) et la verve de l'auteur méritent que je leur donne un 5/5.

Lecture comptant pour les challenges:

 




vendredi 6 mars 2015

Il était une fois, T1 au douxième coup de minuit d'Eloïsa James

Résumé: 
Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate vit sous le joug de sa belle-mère Mariana. L'odieuse femme va bientôt marier sa fille, Victoria, à un éminent parti, mais avant tout , la future épouse doit être présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au château. C'est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu'arrogant. Un prince pour qui son cœur vacille, mais que le destin s'acharne à lui dérober. Et si un baiser avait le pouvoir de tout changer ?
Et si les contes de fées existaient ?


Mon avis: 
J'ai lu ce livre grâce à un book-club sur livraddict, une sorte de lecture commune quoi; ça m'a permit de le sortir de la PAL où il traînait depuis quelques temps. 
On a donc ici une réécriture du conte de Cendrillon. Kate vit avec sa belle-mère Marina et sa demie-sœur Victoria. La première est infecte, la deuxième est un peu gourde mais très gentille. Victoria doit se marier et pour ça elle doit plaire à l'oncle de son bien aimé, car c'est lui qui donnera son accord. Héla, elle est défigurée et ne peut décemment se présenter au prince et à sa cours comme ceci. Kate par ordre de sa belle-mère va devoir jouer son rôle (avec l'accord du futur). De la fille de campagne elle va devoir se transformer en vraie ladie, accessoires compris (robe, bijoux et chiens). Elle va devoir plaire au Prince pour que sa sœur se marie. Finalement elle va plaire au prince d'une autre manière.Et ça ne va pas lui simplifier la vie. 
Sur place elle va rencontrer pas mal de personnages, notamment sa marraine, qui n'est pas une bonne fée, mais qui a tout d'une adorable bonne femme au cœur posé sur la main, un peu comme une tante excentrique mais adorable. 
Le prince, Gabriel, a tout DU prince: beau, altier mais aussi arrogant. Par contre il est généreux mais ça il n'y a que le lecteur et ses proches qui le savent. Personnellement ce que j'ai aimé c'est son côté archéologue (à la recherche de la tombe de Didon). 
Alors on s'en doute: au début les deux personnages ont du mal à s'encadrer, puis ils se découvrent et tombent petit à petit amoureux, un amour impossible vu que le Prince Gabriel doit se marier à une princesse russe pour sauver l'avenir financier de son château et de ceux qu'il protège.
Bref, la trame tout à fait classique d'une romance j'ai envie de vous dire. 
J'ai 2-3 petits points qui m'ont dérangés: le manque de précision chronologique, je n'arrivais pas trop à me placer dans l'histoire, ce qui n'était pas facile, notamment pour imaginer les costumes. La scène de sexe que j'ai trouvé inappropriée à l'histoire (je veux dire encore plus que d'habitude on commence à me connaître). Et des termes que j'ai eu du mal à visualiser dans ce contexte comme le mot "boxer", je pense même pas que les mecs portaient quoique ce soit sous leur grande culotte à cette époque (mais bon comme on ne connaît pas l'époque: après y'a quand même des voiture à chevaux, donc c'est pas récent), ou le mot "strass" qui me faisait bizarre. Mais bon ce sont de petits détails. C'est surtout le manque d'indice temporel qui m'a gênée. 
ça a été une lecture très rapide: j'ai profité de mon voyage en train pour aller à Marseille pour le lire, entièrement. 
C'est une lecture simple, en même temps c'est une romance assez simple aussi. J'ai trouvé ça très bien pour me vider la tête, une histoire d'amour qui fait pas de mal au moral. Après ça ne me laissera pas un souvenir impérissable non plus. Je lirais sans doute la suite de la saga de cette auteure, simplement parce que ce sont des lectures qui faciles. 

En bref, sympa, mais pas inoubliable. Une romance agréable qui plaira sûrement aux fans du genre. 3,80/5


Lecture comptant pour les challenges:


 

vendredi 9 janvier 2015

14-14 de Silène Edgar et Paul Beorn


Résumé:

Hadrien et Adrien, deux garçons de 13 ans, habitent à quelques kilomètres l'un de l'autre en Picardie. Tous deux connaissent des problèmes à l'école, des troubles sentimentaux, des litiges avec leurs parents. Une seule chose les sépare : un siècle. Leurs destins vont se mêler et une faille temporelle leur permet d'échanger du courrier...


Mon avis:

Voici mon dernier coup de cœur de l'année! Car  oui j'ai adoré ce livre. Certes c'est un livre jeunesse mais qui est extrêmement bien écrit avec une histoire qui a été très bien abordée. Je l'ai dévoré en une journée et n'ai pas pu décroché.
Les personnages sont géniaux et d'une incroyable justesse, on ne tombe pas dans le pathos auquel on pourrait s'attendre avec ce sujet. Hadrien (de 1914) et Adrien (de 2014) sont parfaits. Ils sont fiers et butés comme tous les adolescents.  Mais ils ont leur faiblesses...comme tous les adolescents. Quand Adrien découvre que son correspondant vit au siècle précédent, et qu'il est à quelques mois du début de la guerre il va tout faire pour qu'il vive. Mais ce n'est pas la seule personne qui sauvera. Il en sauvera d'autres en 1914 mais aussi en 2014. Il cherche sans arrêt l'amour avec sa meilleure amie Marion tandis qu'Hadrien lui sait depuis longtemps que sa bonne amie Simone deviendra son épouse :). Un chassé-croisé avec ces deux garçons en suivant les lettres de chacun et du coup le style d'écriture et de vie de chacun.
Les histoires de famille sont aussi très belles, et les auteurs nous montrent que c'est dans des situations désastreuses que l'on a besoin d'elle et qu'elle sera toujours là.

bon désolée, je ne comprends vraiment pas comment mettre un spoiler du coup je mets la phrase suivante en blanc et vous surlignerez si vous voulez la lire :p (oui je suis nulle. C'est donc ma seule petite déception:

La seule déception que j'ai eu ça a été la fin brutale de leur correspondance, j'aurais aimé qu'Hadrien continue d'écrire à Adrien, par le biais d'une poste restante par exemple et que Adrien reçoive toute l'histoire de la vie d'Hadrien d'un coup, ça aurait été chouette :)

Mis à part ce petit bémol de rien du tout comme je le dis dès le départ ce livre est pour moi un coup de cœur. Une vraie petite pépite. Je ne peux que le conseiller à tous. Petits et grands.

dimanche 4 janvier 2015

La trilogie victorienne, T1, la Carte du temps de Felix J.Palma


 Résumé:
A Londres, en 1896, l’agence de voyages dans le temps Murray propose au public « las de voyager dans l’espace » de voyager « dans la quatrième dimension », précisément en l’an 2000. L’écrivain H G Wells, auteur de La Machine à remonter le temps, doute pourtant de la réalité d’un tel voyage, car il pense qu’on ne peut pas changer le passé. Andrew Harrington, jeune homme de bonne famille éperdument amoureux de Marie Kelly, la dernière prostituée assassinée par le sinistre Jack l’Eventreur, voit là une façon d’éviter ce crime odieux et se lance dans l’aventure, tandis que la jeune Claire se rêve un avenir passionné et échange de son côté une correspondance avec Derek, un homme du XXe siècle...

Mon avis: 

J'avais choisi de lire ce livre car j'adore l'époque victorienne, j'en suis une grande fan. Et là on touchait à un aspect qui me plaît beaucoup: la science-fiction, et disons-le la naissance de la science fiction. 
Dans ce livre, on suit 3 histoires imbriquées cependant les unes avec les autres. Le livre est donc divisé en 3 parties. Le fil rouge: le voyage dans le temps évidemment. Et plus particulièrement une agence du XIXe s. qui promet le voyage dans le temps. 
Tout d'abord nous suivons le personnage d'Andrew, aristocrate coureur de jupons. De nombreux flash-back dans cette partie où le jeune homme raconte son histoire d'amour avec la prostituée Marie Kelly, tuée par Jack l’éventreur. Dès le début de cette première partie on voit qu'il y a eu un couac dans l'Histoire (je ne vous en dit pas plus ça serait vous gâcher le plaisir) mais le meilleur ami d'Andrew lui propose d'aller voir l'écrivain H.G. Wells pour retourner dans le futur et sauver sa fiancée. Cela fonctionnera-t-il? 
La deuxième partie c'est l'histoire de l'aristocrate Claire qui sait qu'elle ne devrait pas vivre dans ce monde là. Dès qu'elle entend parler des voyages Murray par sa meilleure amie, elle décide de la suivre en l'An 2000, mais pour ne jamais revenir et vivre sa vie avec le Capitaine Derek, le héros qui sauve l'Humanité des Robots en l'an 2000. Mais son plan capote, elle rentre et va échanger une correspondance avec ce jeune homme. Là aussi l'écrivain Wells jouera un rôle important.

Evidemment quand je vous dit An 2000, guerre des robots...vous vous doutez bien que l'agence Murray est une supercherie. Et ça on s'en doute très largement dès le début. Mais on ne sait pas trop comment. 

Et c'est dans la 3e partie que justement le voile sera levé. Cette fois c'est Wells le héros. C'est dans cette partie qu'il y aura le plus de rebondissements. 

Car j'ai quand même trouvé la 1ere partie trèèèès longue, et me suis un peu ennuyée. Mon coeur de midinette s'est emballé dans la 2e partie (pas du tout dans la 1ere par contre) et ma côté fan de SF s'est réveillé dans la 3e partie. 

J'ai beaucoup aimé l'idée de ce livre, j'ai aimé quelques personnages et pas vraiment apprécié d'autres. Mais j'ai quand même trouvé beaucoup de longueurs. C'est dommage. Parfois aussi il y avait des erreurs dans les personnages, et déjà que c'est pas facile à suivre avec les voyages dans le temps, parfois il fallait que je relise plusieurs fois une phrase pour voir de quel personnage il s'agissait réellement. 
Dans l'ensemble une histoire bien, longue a démarrée et avec pas mal de longueurs qui font que ce n'est pas un coup de cœur mais un livre que j'ai quand même apprécié. Je lirais peut-être la suite (la carte du ciel). Je mettrais donc un 4/5.


Lecture comptant pour les challenges:

tour du monde des auteurs         les 170 idées
history lesson 3: none  

jeudi 10 juillet 2014

Leviatemps, Maxime Chattam


Résumé:


   Paris, 1900. Guy de Timée, romancier à succès, vit pourtant dans les combles grinçants d’une maison close. Du jour au lendemain, il a tout plaqué. Femme, enfant, amis, réussite, il n’a plus supporté la pression, celle de réussir par tous les moyens, celle d’écrire ce qu’on attend de lui. Il a décidé de se lancer dans un roman policier qui plonge dans les bas-fonds de la civilisation, de ce Paris que le monde entier admire. Il veut être confronté au sang et à la violence. A la mort, qu’il appelle de tout son être. Elle va surgir au milieu de la nuit en la personne de Milaine, jeune prostituée du lupanar, assassinée dans des circonstances particulièrement étranges. Et si elle n’était pas la première ? Qui rode dans les rues de la capitale, dans l’ombre de l’Exposition Universelle ? Quel est le sombre dessein de ce tueur de femme, qui ne laissera bientôt derrière lui que des costumes de peau ? En compagnie de la mystérieuse Faustine, de l’inspecteur Perotti et d’Yoshito, un Japonais impressionnant, sumo déshonoré, Guy va tenter de le découvrir…Des cercles ésotériques de Paris aux merveilles de l’Exposition universelle, ils vont peu à peu mettre à jour un terrifiant secret, celui qui fascine tout homme depuis la naissance de la civilisation : le contrôle du temps.
Mon avis: 
J'ai mis du temps mais j'y suis arrivée. Non pas que je me suis ennuyée (j'avais juste beaucoup de boulot) au contraire.  Un thriller chattamesque comme on les aime. J'avoue ne pas être grande fan de thriller ou policier ou choses s'en rapprochant. Mais j'aime Maxou. J'aime sa façon d'écrire, d'amener les choses, de nous plonger dans l'histoire, de nous mener par le bout du nez jusqu'à  la fin. 
Son héro Guy est un anti héros, qui vit dans une maison close pour fuir le confort de sa vie de famille, abandonnant femme et enfant. Il se plaît à plonger dans les noirceurs de l'âme humaine (ça fait peur parfois) et nous emmène cavaler dans les bas-fonds parisiens. Nous montrant que le Paris de 1900 est loin de ressembler à ce que l'on s'imagine. Il y a des endroits vraiment sordides. Et la vie n'y ai pas forcément la force la plus forte. à travers les halles Baltard, le quartier Notre-Dame de Lorette ou même l'exposition Universelle où la Fée Électricité était la star. 
J'ai aimé la rencontre avec ces personnages. Faustine, la fille de joie, m'a beaucoup plu avec son caractère bien trempé. Guy est parfois agaçant mais je me suis tout de même attachée. La tenancière Julie m'a touchée. Bon le commissaire Perrotti, j'ai pas réussi à savoir s'il me plaisait ou pas, j'avais vraiment l'impression de le voir dans l'ombre des deux autres, là que pour aider à ouvrir certaines portes. 
Bref une histoire pleine de meurtres sanglants qui vous font froid dans le dos, une humanité déshumanisée. Un bon mélange pour un cocktail haletant. 
Si vous aimer les thrillers, si vous aimez Chattam...Foncez... moi j'attends un peu avant de lire le 2e de cette saga sur Guy (un peu d'espace après tant d'hémoglobine). 
Ma note un 4,5/5 (oui parce que ce n'est quand même pas mon style préféré, et que je suis très dure pour mettre un 5 hihi)


mardi 3 juin 2014

Saga la Reine Liberté de Christian Jacq


Résumé:
   En 1730 avant J.C, au terme du Moyen Empire, une armée de barbares venus d'Asie sur des chars attelés à des chevaux parvient à envahir l’Égypte, ravageant tout sur son passage avec une incroyable violence. Quarante ans plus tard, l’Égypte est exsangue et a renoncé à toute forme de lutte, ployant sous les impôts, l'injustice et l'esclavage. Mais une jeune fille, Ahotep, n'a jamais accepté la défaite. Elle décide de prendre la tête de la résistance égyptienne.
Mon avis: 
   Pour compléter le résumé: Ahotep n'est pas n'importe quelle jeune fille, c'est la fille unique de la Reine d'Egypte Téti la Petite et du Pharaon décédé, donc si vous suivez bien, une princesse. Elle a donc les moyens et l'autorité de se soulever. 
la petite famille royale est retranchée derrière ses murs à Thèbes, dernière enclave égyptienne à ne pas être sous la coupe des Hyksos, les envahisseurs. 
Alors plusieurs choses. 
   Comme je le disais,c'est mon premier Christian Jacq. j'ai toujours appréhender de le lire, mais finalement je ne suis pas autant déçue que je le pensais. Il est quand même calé niveau histoire, et c'est d'ailleurs ce côté du livre que j'ai préféré. 
   Par contre il y a deux points qui m'ont un peu agacée: la magie et l'histoire d'amour. 
Bon sérieux l'histoire d'amour est juste super facile. "Oh princesse, je ne suis qu'un pauvre jardinier mais je t'aime (alors que je t'ai vu 2 fois)". "Oh, si tu m'aimes alors je t'aime" (je vous jure que ça m'a donné cette impression). Après c'est que le début mais l'histoire d'amour n'est pas plus développée que ça (heureusement parce qu’apparemment c'est pas son fort à Christian), mais après c'est plus plausible. Alors je ne connais pas assez l'histoire égyptienne pour savoir d'où est issu Seneq, ce fameux jardinier qui devient pharaon. Peut-être que c'est vrai, mais la facilité avec laquelle les 2 tombent amoureux et surtout comme la Reine Téti accepte ça facilement (je veux dire c'est la famille royale, un jardinier pauvre et non reconnu qui termine avec la princesse, à mon avis y'a eu plus de remous que ça). Bref...
   Le côté magique: alors oui les égyptiens croyaient à la magie, aux manifestations des dieux, c'est sans doute la part la plus importante de leur vie... Mais de là à ce qu'il y ait des manifestations concrètes de la présence divines euh non, j'ai un peu de mal. Ou alors on est carrément dans un livre de fantastique, là d'accord. Mais je l'ai pas ressenti comme ça. La statue chaude, les yeux rouges et la gueule qui s'ouvre, les crocodiles qui mettent leurs pattes sur les épaules du pharaon... ça m'ait resté en travers de la gorge. J'ai trouvé ça dommage. 
   Parce que l'histoire à part ces petits bémols, est très sympa. L'histoire bien ficelée, les personnages attachants (même si leur personnalité n'est pas plus développée que ça), le discours sur la liberté et l'oppression. On se prend à avoir envie d'aider les rebelles, de chasser les hyksos de ce beaux pays qui est l’Égypte, On se met aussi à bien détester l'envahisseur, mais ça, c'est la volonté de l'auteur. Ils ont tous les vices, rien ne leur ai épargné, y'a que l'amiral Jannas, qui éprouve un peu de pitié à un moment, on lui en est presque reconnaissant.
   Ce qui paraît plus crédible en revanche, c'est la difficulté de réunir des partisans à la rébellion. Le peuple a tellement peur de l'envahisseur qu'ils se soumettent complètement et refusent toute rébellion, fuite, délation...tout y passe.
   Pour finir, j'ai quand même bien apprécié cette lecture, je finirai la saga de l'Empire des    ténèbres pour voir comment l'histoire se termine. 
   Je n'arrive pas à avoir de personnages préféré, comme je l'ai dit, l'auteur ne s'attache pas trop à décrire leur personnalité en profondeur (oui Ahotep est courageuse, oui Apophis est méchant et cruel, Téti un peu trop molle...etc mais il faut plus de nuances pour connaître un personnage). 
 Je mettrais la note de 3,5/5. Une bonne lecture mais qui manque un peu de relief. 

Résumé:
Les barbares Hyksos ont pris possession de l'Egypte toute entière et imposent leurs règles scélérates avec une cruauté inimaginable.Mais la reine Ahotep n'a toujours pas cédé. Non loin de Thèbes, la seule ville qui a conservé son indépendance, elle a créé une base secrète où sont formés des soldats destinés à délivrer un jour son pays. Et même si, lors d'un premier assaut contre l'ennemi, son époux a perdu la vie, elle ne désespère pas et prépare maintenant son fils aîné, Kamès, à remplacer son père en devenant à son tour pharaon. A la tête d'une armée qui commence à devenir imposante, Ahotep vole de victoire en victoire malgré les traitrises d'une poignée de "collaborateurs" bien décidés à profiter du pouvoir régnant. Du sud au nord, l'Egypte se réforme avec de plus en plus d'enthousiasme, alors que l'occupant ne semble pas trop s'en émouvoir. A moins qu'il ne s'agisse du plus redoutable des pièges...

Pourquoi ce livre?
J'allais dire que j'avais lu le 1er tome il y a un moment et en regardant la date de publication sur le blog je vois que ça remonte à juin 2014... Je comprends pourquoi j'avais pas tout retenu au niveau personnages et quelques moments de l'intrigue oups. Je profite donc d'un challenge (celui des 5 continents) pour lire un livre en rapport avec l'Afrique, j'avoue que c'est le seul (et le tome 3) que je possédais. 

Mon avis: 
Bon à la sortie du 1er tome, le pharaon Seneq est mort et Ahotep éplorée se trouve avec deux jeunes garçons dont il faut s'occuper en plus de la menace Hyksos. Certes son mari a réussi à regagner un peu de terre mais l'enclave thébaine (entendre par là égyptienne et non hyksos) reste vraiment petite. Il faut gagner des terres, gagner des hommes et bouter les envahisseurs hors de l'Egypte. Chose vraiment pas aisée vu la différence entre les deux peuples: les hyksos armés sont en nombre et surtout sur-armés par rapport aux égyptiens. 
Il en faut plus pour Ahotep qui a la faveur des dieux et qui décide de mener elle-même la guerre avant que son fils aîné, Kamès, monte sur le trône. 
Christian Jacq est très avare de descriptions ce qui fait que l'on passe très très vite d'une scène à l'autre, sans forcément beaucoup de cohésion. Il fait passer ça plus facilement en alternant les points de vue narratifs, ce qui donne l'impression que ce qui a été tu la scène précédente se passe dans la scène suivante...
Mais bon du coup tout se déroule très vite. Trop vite peut-être? On assiste à la reconquête et par le sud et par le nord du pays égyptien par Ahotep et Kamès et tout ça comme si on allait faire les courses. Tiens je prendrais bien un peu de la forteresse de Gebelein (réputée imprenable), de la cité Heliopolis et du verrou qu'est Memphis. Hop hop ça c'est fait. 
Alors certes Christian Jacq appuie son discours sur le fait qu'Ahotep bénéficie de la magie des dieux, et donc tout lui est facile. Je me suis faite à l'idée que la magie dans les livres de Christian Jacq était réelle. Que les mythes égyptiens étaient en fait réalité. C'est vrai pourquoi pas, on a donc du fantastique dans l'historique et ça fait rêver! J'ai surtout aimer voir les dieux sous leur forme animale. 
Mais malgré cette magie j'ai quand même tiqué avec la facilité avec laquelle les égyptiens loqueteux du départ ont réussi à presque briser l'emprise de l'armée Hyksos.
Admettons que ce soit très facile, dans ce cas j'aime bien un minimum de descriptions je dois avouer Parce que: les bateaux arrivent par le Nil, et des régiments par chaque rive. Tel général Hyksos est surpris (oui ils sont toujours surpris durant tout le livre, ils se préparent même pas alors que bon à force quand même...), on tue les 1ers miliciens défenseurs. Oh zut y'a deux soldats égyptiens de tués et 15 blessés, mais c'est bon la ville est prise! Je vous jure j'exagère à peine. 
Mis à part ce gros manque de détail l'histoire suit un cours prenant et on veux voir jusqu'où l'armée de la Libération ira. 
Je terminerais donc cette saga mais je ne suis pas sûre de relire du Christian Jacq par contre. Je donne donc une note moyenne mais égale au 1er tome: 3.5/5. Je me suis sans doute moins ennuyée que dans le 1er car on est vraiment dans l'action de libération, mais tout mériterait d'être étoffé. 


 Résumé:
Au nord, les barbares Hyksos règnent toujours avec une brutalité maintenant décuplée, alors que la reine Ahotep a reconquis une grande partie du sud: son mari d'abord, tué au combat; puis on fils aîné, Kamès, mystérieusement empoisonné...

Ahotep refuse une nouvelle fois d'être couronnée pharaon et prépare son second fils, le jeune Amosé, à prendre le pouvoir. Cependant, grâce à elle, les Egyptiens sont prêts pour la dernière bataille. Ils assiègent Avaris, la capitale des Hyksos, plus rien ne peut les arrêter.

Apres cent ans d'occupation et des milliers de morts, l'Empire va enfin renaître de ses cendres, grâce au courage et à la détermination d'une femme! Sans la reine Ahotep, la Vallée des Rois n'aurait plus existé, L'Egypte n'aurait pas connu la période de splendeur que fut le Nouvel Empire, ni les plus glorieux de ses pharaons, parmi lesquels Ramsès le Grand.


Pourquoi ce livre? 
Je suis fière de moi je n'ai pas attendu 2 ans entre les deux tomes! Tout comme le 2e j'ai profité d'un challenge pour le lire: il fallait lire un livre dans notre PAL depuis plus d'un an. C'était le cas.

Mon avis: 
Cette fois c'est au tour d'Amosé de monter sur le trône et de mener les égyptiens au combat. Evidemment il grandit durant le livre, de 10 ans il passe à 20 ans et pfiou ça passe vite le temps quand même. Ben oui c'est toujours le même problème pour moi avec Christian Jacq, il survole trop et ça va beaucoup trop vite. Heureusement que l'on sait qu'Amosé grandit d'ailleurs sinon on croit que l'histoire dure quelques jours seulement.
Cependant je crois que j'ai préféré ce tome aux précédents. Peut-être parce que c'est la conclusion de l'histoire, on a toujours la présence des dieux mais peut-être moins flagrante, sauf avec Seth qui s'énerve à coup de tonnerre et change de camp.  Enfin bon comme je disais avec le 2e tome, on s'y habitue à la présence divine. 
Cette fois les prises militaires me paraissent aussi plus vraisemblables: les égyptiens apprennent de leur ennemi, veulent être alliés avec les crétois... Ils étudient les chars Hyksos et volent des chevaux pour être à leur niveau. Du coup la conquête paraît plausible (beaucoup plus que dans le tome 2 en tout cas)? J'ai d'ailleurs trouvé ça sympa de voir les égyptiens maîtriser le cheval qui pour eux est un animal étrange et un peu effrayant. Le retour de la roue aussi qu'ils avaient délaissé. On sent que c'est un tournant dans leur histoire et ce qui va leur permettre de se développer en grande civilisation. 
Tout au long de cette saga on sent aussi que Christian Jacq joue sur la vision que les égyptiens avaient du monde: la dualité du bien et du mal, de l'ordre et du chaos. Tout ça par le biais de cet affrontement entre ces deux peuples, l'opprimé et l'oppresseur, ceux qui veulent détruire et ceux qui se relèvent.
On m'a dit que cette saga était sans doute une des moins bonnes de l'auteur et qu'il faudrait que j'essaie d'autres histoires de lui. Pourquoi pas... 
En tout cas comme je disais, je l'ai trouvé mieux que les 2 tomes précédents, sans doute car plus réaliste, même s'il manque toujours de profondeur. Je mettrais donc un 3.8/5 (oui juste un peu plus)